Apièr – le chant de la reine

On ne soupçonne pas toujours ce que vont générer les rencontres que l’on fait.

La première fois que mon chemin a croisé celui de Pierre Grangé-Praderas, lors d’une réunion très chic art/science à Bordeaux, il m’avait reconnu d’oreille et était venu me voir au moment où je sortais :
« Quand j’ai entendu ta façon de parler j’ai pensé qu’on avait des trucs à se dire. »

Je me suis bien dit qu’on aurait des choses à faire ensemble, mais je ne me doutais pas de la suite.

Quelques temps plus tard (en juin 2015), il m’avait invité à mettre des micros dans des ruches dont il s’occupait, sur les toits du CAPC (Musée d’art contemporain de Bordeaux).
C’était un grand moment de découvertes, pour lui comme pour moi :
Pierre n’avait jamais entendu le chant de la reine, quand pour ma part tout était inouï.
On avait passé un bon moment à écouter au casque et à enregistrer.

Une des ruches avait essaimé, c’était la première fois que je voyais ça.

Photo en couleurs d'une personne en train d'enregistrer des ruches

En mai 2016, Pierre m’invitait à réitérer l’expérience pour la Nuit des Musées.
Cette fois, on avait amplifié les sons captés par les micros afin que le public en profite.
J’avais aussi amené mon synthétiseur modulaire pour jouer avec les abeilles.
Plusieurs séquences de cette nuit ont été enregistrées.

Entre février et septembre 2017, j’ai retravaillé à partir de toutes ces pistes pour composer Apièr.

Apièr signifie rucher et ruche, en occitan des Landes (gascon).

Merci à Pierre pour sa proposition et son aide.
Merci à Thomas pour sa réécoute attentive.